Capture d’écran du clip « Forteta Wareggae » de M’mah Touré. © DR

L’industrie musicale compte son lot de catastrophes à faire frémir les auditeurs les plus indulgents. Et l’Afrique ne déroge pas à la règle. Nous avons concocté pour vous une liste (non exhaustive) de performances artistiques ubuesques dégotées sur le web.

La bombe nucléaire M’mah Touré (Guinée)

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Chanteuse ? Les internautes guinéens ont tranché : M’mah Touré, native de Forécariah, est un phénomène de foire dont la musique tient plus du ridicule que de la fibre artistique inspirée. Depuis plus de deux ans, la chanteuse fait exploser les compteurs du net guinéen compte tenu de la cocasserie de ses clips vidéo aux décors, costumes et chorégraphies ahurissants (plus de 70 chansons publiées sur You Tube).

« En Guinée, nous avons notre lot de délires musicaux, comme dans tous les pays d’ailleurs, mais M’mah Touré balaie tout de même tout sur son passage », commente un blogueur guinéen. De son titre « Irréparable » à son succès « Viens » (qui a même donné lieu à quelques parodies sur le net) en passant par le très étrange Mami Wata, entres autres fantaisies, l’ « artiste » ne semble reculer devant rien…

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Les étranges élucubrations d’Ahmed Abu Chama (Égypte)

Alerte rouge ! Depuis la mi-juillet, en Égypte, le chanteur Ahmed Abu Chama, inconnu au bataillon jusqu’alors, fait sensation. En duo avec une jeune femme maquillée à la truelle et à la voix nasillarde, le chanteur se met en scène dans un clip où visiblement il a toutes les difficultés du monde pour voir sa belle mais finit par obtenir sa main. « Mets-moi sur la balançoire » est la traduction du titre de la chanson, « Rakbini Al Mourghila », dont les paroles sont jugées vulgaires et suggestives. Sans compter un clip qui n’a visiblement pas nécessité de grands moyens techniques.

« Je vois que beaucoup de gens de nationalités différentes ont regardé ce clip, mais je peux vous dire que cette atrocité ne représente en rien l’Égypte ni les Égyptiens ! S’il vous plaît, n’en venez pas à détester l’Égypte à cause de ce genre de choses ».

La jeune femme qui accompagne le chanteur, Daly Hassan, est une maquilleuse en soif de notoriété. Interviewée sur ce clip, elle a expliqué vouloir conquérir le monde arabe. Cette production est si surréaliste que de nombreux internautes en viennent à se demander s’il ne s’agit pas d’une parodie. Quoiqu’il en soit, le clip comptabilise 5 millions de vues depuis sa mise en ligne, le 11 juillet dernier.

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« À ceux qui ont explosé de rire après avoir regardé cette vaste blague, vous pouvez liker mon commentaire. »

Les déceptions de Beauty Volver (République du Congo)

Beauty Volver ne se remet visiblement pas du faux rendez-vous donné par son soupirant. Ce qui lui vaut les railleries de moult internautes. Celle qui se targue d’une musique aux influences mêlant afrobeat, R&B et rumba congolaise, raconte avoir été encouragée à embrasser une carrière musicale par ses amis artistes. Pourtant, parmi les premiers internautes à l’avoir découverte avec son tout premier clip « Faux rendez-vous » mis en ligne le 8 juillet dernier, nombreux sont ceux à l’encourager à considérer une autre voie… Entourée d’une troupe de danseuses en cyclistes noirs et tuniques roses, la chanteuse, très sexy, propose une chanson à l’instrumentation peu recherchée mais entêtante dont les paroles sont plutôt simplistes. Un problème de taille se pose : sa voix.

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Sandy Guch, l’amoureuse transie (Cameroun)

Quand la chanteuse Sandy Guch, interprète de « Dingue d’amour » publie son morceau phare, « Je suis amoureuse », une pluie de critiques s’abat sur elle. Tant et si bien qu’elle a vite fait de retirer son clip dans lequel elle se met en scène avec un homme présent dans la plupart de ses vidéos. C’était sans compter sur la dextérité d’un internaute qui va jusqu’à créer une chaîne YouTube dédiée (Je-Suis-Amoureuse) avec une vidéo où le refrain de la chanson tourne en boucle pendant une heure. Sandy Guch, qui se présente comme « la Gaga africaine », a démarré sa carrière en 1995. Parmi ses inspirations : le zouk, la soul et le bikutsi. C’est en 2007 que parait son premier disque, Meyeme Ne Seng (Je suis calée, en français).

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Le zouk des champs de Koubozao (Burkina Faso)

Vous pensiez avoir tout vu ? Essayez de ne pas être mal à l’aise devant la déclaration d’amour du chanteur Koubozao. Ce dernier se dandine dans un champ de maïs sur un rythme zouk, en hurlant le nom de la belle « Worozaliiiiiie » (Rosalie) qui n’a visiblement pas envie d’être là.  Mais le bad buzz du clip a fini par payer. L’artiste est sorti de l’ombre.

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Suite à son passage remarqué en août 2016 sur le plateau de l’émission La Télé S’amuz diffusée sur la chaîne burkinabé BF1, l’équipe a décidé de lui offrir un clip… Et promis, son déhanché est toujours aussi efficace.

En bonus, ce classique en date de 2007 :

Le poulet braisé de Mahawa Ahmed Kanté (Guinée)

Mahawa Ahmed Kanté n’est pas fou. C’est l’amour qui l’a « rendu comme ça ». C’était en 2007. Le chanteur guinéen signait la punchline du siècle avec son titre « Pas Fou » : « Est-ce que poulet braisé à peur du feu ? Je dirais bien non, il a été déjà grillé ». À noter que les trente dernières secondes de la chanson valent également le détour en termes de freestyle R&B…

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